Vidéaste et photographe, Yuri Ancarani souligne dans ses films des actes de beauté et de courage.

Dans chacun de ses films, les protagonistes sont des personnes normales qui effectuent un travail physiquement difficile, dangereux, presque inimaginable, qui les place dans une posture héroïque. La tension entre l’image en mouvement et l’image fixe est au cœur de la démarche de cet artiste dont le principe fondateur est le passage permanent du réel au métaphorique.

 

Son film « Il Capo » nous montre le chef d’une carrière de marbre qui, lors du délicat processus d’extraction, guide ses hommes en utilisant un langage muet à base de gestes et de signes.

 

Son autre film, intitulé « Da Vinci », est bien sûr un nom important de l’histoire de l’Art, mais c’est également le nom d’un robot médical permettant aux chirurgiens de réaliser des opérations à distance. Avec ce film, nous pénétrons à l’intérieur d’un corps humain, dans des tonalités de bleu évoquant la « grotta azzurra ». On y admire une danse de machines, signe non pas d’un environnement déshumanisé, mais au contraire d’une intelligence humaine au travail.

Son travail a été présenté à la Biennale de Venise 2013, à l’Hôtel de Ville de Paris lors de la Nuit Blanche 2013, au Palais de Tokyo l’année dernière, et actuellement à la Whitechapel Gallery de Londres.